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Food cost : maîtriser son coût matière


Le food cost — ou coût matière — est le ratio le plus surveillé en restauration. Bien maîtrisé, il fait la différence entre un restaurant rentable et un restaurant qui survit. Voici comment le calculer et, surtout, le réduire.

Qu'est-ce que le food cost ?

C'est la part de votre chiffre d'affaires absorbée par les matières premières : coût matière ÷ chiffre d'affaires HT, en pourcentage. La cible saine se situe entre 25 et 35 % selon le type d'établissement (plus bas en pizzeria, plus haut en gastronomie). Au-delà, la rentabilité décroche vite. C'est l'envers de la marge : plus le food cost est bas, plus il reste de marge sur chaque plat.

À retenir

Un food cost maîtrisé tourne autour de 30 %. Chaque point gagné est un point de marge qui tombe directement dans votre résultat.

Quel food cost viser selon votre restaurant ?

Il n'y a pas de chiffre unique : la cible dépend de votre concept et de votre carte. Quelques repères courants selon le type d'établissement :

Un food cost élevé n'est pas toujours un problème : une table gastronomique l'assume avec un ticket moyen et une marge en euros bien supérieurs. Ce qui compte, c'est votre cible à vous — et l'écart avec le réel.

Food cost théorique vs food cost réel

Il y a deux façons de le mesurer, et l'écart entre les deux est très instructif :

L'écart entre réel et théorique révèle les pertes : portions non maîtrisées, gaspillage, erreurs, offerts, vols. Un bon resto garde cet écart sous quelques points.

Un exemple chiffré

Exemple chiffré

Sur un mois : achats matières = 15 000 €, stock début = 8 000 €, stock fin = 9 000 €, CA HT = 50 000 €.

Matières consommées = 15 000 + 8 000 − 9 000 = 14 000 €

Food cost réel = 14 000 ÷ 50 000 = 28 % → sain.

Retenez l'ordre de grandeur : sur un restaurant à 300 000 € de CA annuel, 1 seul point de food cost gagné, ce sont 3 000 € qui restent dans votre poche chaque année. D'où l'obsession du détail.

Les leviers pour le réduire

Chacun de ces leviers ne vaut que quelques dixièmes de point, mais mis bout à bout ils font plusieurs points de marge. On détaille chaque piste dans le guide réduire son coût matière.

L'erreur classique

Augmenter toute la carte de 1 € parce que « le food cost a monté ». En réalité, deux ou trois plats décrochent, pas toute la carte : trouvez-les, corrigez-les, et vous préservez la marge sans faire fuir le client.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un bon food cost en restauration ?

Un food cost sain se situe entre 25 et 35 % du chiffre d'affaires HT, autour de 30 % pour un bistrot classique. Il descend vers 22-28 % en pizzeria et monte à 33-38 % en gastronomie. Le bon chiffre est celui qui, une fois le personnel et les charges payés, laisse un bénéfice — comparez-vous à votre structure.

Comment calculer le food cost ?

Food cost = coût matière ÷ chiffre d'affaires HT, en pourcentage. Pour le réel sur une période : (achats + stock de début − stock de fin) ÷ CA HT. Exemple : 14 000 € de matières consommées pour 50 000 € de CA font 28 %. Calculez-le au mois, puis par plat via les fiches techniques.

Quelle différence entre food cost théorique et réel ?

Le théorique est la somme des coûts de vos fiches techniques pondérée par les ventes : ce que vous devriez dépenser. Le réel part de vos achats et de vos stocks : ce que vous avez vraiment dépensé. L'écart entre les deux mesure vos pertes — gaspillage, portions non maîtrisées, offerts, vols. Un bon restaurant le garde sous quelques points.

Comment réduire son food cost ?

Cinq leviers : des fiches techniques avec grammages fixes, la comparaison des fournisseurs, le suivi des prix d'achat pour repérer les hausses tôt, la lutte contre les pertes (pesée, rotation des stocks) et l'ajustement des prix des plats sous leur cible. Chaque levier vaut des dixièmes de point ; ensemble, plusieurs points de marge.

RestoMaestro suit votre food cost en continu : vos factures scannées alimentent automatiquement le coût de chaque recette, comparent vos fournisseurs et vous alertent à la moindre hausse qui menace une marge.

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